C'est très difficile pour moi de parler des choses négatives qui me sont arrivées, ou qui sont en cours. J'ai actuellement beaucoup de mal à écrire ce qui se passe dans ma tête. C'est assez précis, je sais ce que c'est, mais je ne peux pas en parler...
J'ai envie d'oublier... il y a une partie de moi que j'aimerai jeter à la poubelle... il y a un homme que j'aimerai tuer de mes propres mains... quelqu'un avec qui je n'ai jamais pu régler mes comptes...
Mon univers est particulier... tout ce que j'écris, tout ce qui se rapporte à moi ne va que vers un seul point: l'enfance. Ce n'est pas anodin. Boys Be Ambitious m'a permis de me sentir mieux, alors j'ai pu arrêter d'y penser pendant un moment... Olivier et Héléna m'ont beaucoup aidé aussi, beaucoup soutenu... Mais on ne peut jamais oublier les démons du passé, peu importe ce qu'on fait... on est toujours rattrapé par des choses dont on ne veut plus entendre parler, et de manière souvent anodine... Je n'aurais jamais cru qu'une simple rencontre, qu'une simple discussion me rappelerait ce contre quoi je me bats...
A la fin de BBA, Ivan est mort... Andréa n'a jamais pu comprendre ce qui s'était passé, il n'a jamais pu le haïr assez... Il ne trouvera jamais la paix, et on a gâché sa vie sous prétexte qu'on l'aimait... Je suis heureux comme Andréa, et je me rends compte que je ne pourrai jamais l'être plus... Je devrais peut-être écrire la suite... C'est vrai, c'est la deuxième année d'anniversaire de cette fic... Je connais Olivier depuis si longtemps que ça? Là, il est en train de me préparer des brochettes japonaises, il n'y a pas plus attentionné... J'aurais voulu le connaître encore plus tôt, j'aurai sans doute perdu moins de temps...
Ma vue est brouillée, je ne vois plus rien dans le miroir qui est supposé me refléter. Le masque s'est éfrité, il faut que je m'en fasse un autre... J'irai mieux demain...
Je vois le ciel qui devient noir.
C'est à peine si mes névroses se mettent enfin à éclater...
C'est à peine si mes pensées se mettent enfin à décoller...
Comme des images pleines de chagrin,
Comme des histoires pleines de pantins.
Mes idées noires deviennent blanches
Sur les toiles de mon araignée.
Quand mes poupées dansent et chantent
Ma vie prend enfin un autre sens.
Le soleil ne m'éblouit plus et j'arrive à deviner
La silhouette du carrousel qui montre à tous ma destinée.
Mes lèvres sont bleus comme l'océan,
Mes doigts violets touchent le néant.
C'est mon destin, c'est mon tourment.
Maman a peur dès qu'elle m'entend...
Ca ressemblera à un accident.
Je mettrai pas partout du sang.
Promis maman, promis maman, promis... ma... man...




